Jeux Viens à Vous Farid Ben Salem 1 ère partie

Ce sont les élections présidentielles qui m'ont donné l'envie d'interviewer Farid Ben Salem. 

Auparavant, j'avais la sensation d'un homme certes très intelligent mais parfois empli de fierté.
Lors des élections, il  a été l'un des rares sur les réseaux à ne pas s'énerver et avec qui il était capable d'échanger, ce qui doit d'être souligné.

Farid est un touche à tout, intelligent, respectueux, avec une volonté d'indépendance, avec qui il a été très plaisant d'échanger lors de cet entretien téléphonique. 

Nous évoquons durant cette première partie ses différents métiers, celui enseignant, celui de présentateur télé, ainsi que celui d'auteur avec le monde de Yo-Ho et de l'apport technologique dans les jeux de société, de jeu de rôle, mais également de sa compagne Aurore Erguy, comédienne.

 

 

 

 

1) Farid Ben Salem, bonjour, auriez-vous la gentillesse de vous présenter ?


(Réfléchit)

Ces derniers temps on m'appelle le gamificateur, c'est à dire que j'ai tendance à transformer en jeu différents supports, médias, domaines etc...
Sinon je suis auteur de jeux, j'enseigne également le gamedesign, dans des universités grandes écoles, Science Po, des entreprises dans le cadre de résolution de conflits...tout cela par l'outil gamedesign.

Beaucoup de journalisme, d'écriture pour le jeu de rôle et le jeu de plateau dans des magazines, j'ai été également animateur sur une émission pour Pokerstars, en direct qui durait 2 à 3 heures qui permettait de faire découvrir ce qu'était la vie d'un auteur de jeux, d'un illustrateur, d'un éditeur, d'un distributeur etc... tout le petit monde qui gravite autour du jeu de plateau.

 

J'ai co-inventé une technologie de reconnaissance d'objet sur écran capacitif qui m’a permis de travailler avec Hasbro, l'un des leaders mondiaux du jeu et du jouet.
De mettre en place un jeu mais également qu'ils utilisent notre technologie afin de créer un Monopoly et un « Bataille navale »...
Cela nous a permis de nous faire connaître un peu partout à travers le monde.

 

J'oublie plein de choses !
En ce moment je travaille sur des escape room, plus précisément des live escape room qu'on appelle maintenant des escape game.

Et puis de l'écriture de livres toujours en rapport avec les jeux.

J'ai également créer un sport de combat au sabre laser avec une académie ouverte il y a deux ans. Je viens de l'escrime mais on en reparlera. 

 

 

2) Que représente le jeu pour vous ?
Le fait de jouer, mais également de faire jouer ?

 

En fait...en schématisant les différentes interprétations correspondent à différentes étapes de ma vie.
Aujourd'hui je suis plus dans le « faire jouer » car pour moi le jeu c'est beaucoup de vertus, pédagogiques, d'apprentissages, sociales surtout.
L'un de mes créneaux aujourd'hui c'est de faire jouer le plus grand nombre de personnes et … j'exagère un peu mais ça rend beau, ça rend fort !
Ca rend intelligent surtout.

 

Je parlais des différentes étapes de ma vie mais je crée des jeux depuis l'âge de 6 ans, je voulais même être inventeur à cet âge là, cela arrivera 34 ans après.
D'ailleurs mon fils suit le même chemin, ,que ce soit en sport ou dans le domaine de l'imaginaire et de la création.

Très vite j'ai voulu créer, car je crois que j'étais frustré. C'est donc venu naturellement ensuite, étant adulte, et sous une forme professionnelle depuis une dizaine d'années.

 

3) Vous avez différentes activités à votre arc, beaucoup d'ailleurs, enseignant, rédacteur, animateur de télévision, game designer...mais également une femme et 4 enfants je crois
Comment faites-vous afin de concilier tout cela ?


Faut pas dormir en fait ! (Rires)
Effectivement, il y a 4 enfants. Ce n'est pas la même maman, mais ayant la garde oui cela demande une grande gymnastique de l'esprit et du corps en fait, donc beaucoup d'énergie !

Madame est comédienne, il lui arrive donc de s'absenter assez souvent et assez longtemps donc c'est une méthodologie, faut savoir s'organiser, et effectivement les nuits sont très courtes !

4) Vous êtes enseignant en game design dans de grandes écoles (Les gobelins, Science Po...).
4 A) Comment vous définissiez vous tout d'abord votre métier ?

 

Je fonctionne d'une certaine façon.
Dans un premier temps c'est le fait de pousser à jouer, ce qui est de moins en moins difficile avec les changements de générations, il y a 10 ans voire plus c'était beaucoup plus difficile.
Mais l'objectif premier est bien de pousser à la création, pas d'être spectateur d'un média mais vraiment de mettre les mains dans le cambouis, et surtout d'éviter au maximum de les influencer sur leurs choix !
J'apprends presque autant qu'eux en fait, car si j'ai une classe où les élèves jouent très peu voire pas du tout, cela m'intéresse car je pense qu'ils peuvent apporter de la nouveauté.
J'ai évidemment un certain schéma cognitif car je joue et surtout je crée depuis tout petit.
Par mes différentes professions on acquiert une méthodologie, mais aussi des éléments de routine, et peut être qu'on oublie certaines choses.

L'objectif, chaque année est de pousser les élèves à apporter quelque chose de nouveau.

Je fais donc très peu de théorie. En tant qu'enseignant je suis plutôt un guide, j'essaye d'en rester là ce qui n'est pas toujours évident car les élèves sont en demande mais il faut qu'ils prennent des initiatives par eux-mêmes, même s'ils n'ont jamais créer. C'est toute la difficulté.

 

Ca dépend des écoles, c'est un peu plus facile dans les écoles de jeux vidéos (Isart, E-ArtSup, Supinfo etc...) où j'enseigne, même si certaines filières ne mènent pas vers le « game » et donc ceux là par exemple il faut réussir à les convaincre, mais quand on réussit on tombe sur des choses intéressantes.

Pour moi l'enseignant est plus un guide que vraiment une transmission du savoir, surtout dans la création.

4 B) Que tentez vous d'apporter exactement aux étudiants de ces grandes écoles, qui ne sont peut être pas convaincus dès le départ de l'intérêt ?


La société se « gamifie », c'est à dire que l'on laisse de plus en plus de place au jeu, et ça encore une fois cela vient d'un changement de générations.
Je fais partie de la première génération de gamers, c'est à dire des enfants et des ados qui jouaient fin des années 70, début des années 80 aux premiers jeux vidéos sur ordinateurs domestiques,  aux wargames, aux jeux de rôle etc... D'ailleurs le jeu de rôle est un élément primordial pour moi, surtout dans la création.

Les étudiants de Science Po, il faut l'avouer n'ont pas le même schéma que d'autres étudiants qui vont dans des écoles de jeux vidéos qui accueillent des nerds, des geeks et même des no-life ! (Rires)
A Science Po ils ont une certaine maturité très incroyable au niveau de la culture et même de la réflexion.
J'ai accueilli des premières années de 18 ans, très vite nous avions un débat sur la géopolitique du Moyen-Orient et je sentais bien qu'ils étaient très renseignés à ce niveau là mais maintenant le jeu s'est implanté partout, le game design étant une option, ils accueillent très bien la création de jeux.
Mais surtout ils sont conscients de ce que peut être la gamification, c'est à dire l'utilisation de l'outil du game design que ce soit dans différents domaines : la communication, la pédagogie, l'apprentissage, le marketing, la formation, la découverte d'un produit au sein d'une entreprise etc....
Ils se doutent très vite que le jeu peut avoir un intérêt au sein d'une entreprise ou dans la vie professionnelle donc ils sont très demandeurs.


5) Vous êtes également game designer avec les éditions volumiques qui a notamment édité Le monde de Yo-Ho, un jeu qui avait crée une belle attente à sa sortie par son innovation et ses futures possibilités.
Comment se sont déroulés les ventes  et quels retours avez vous eu avec les joueurs ?

 

Le monde Yo-Ho a intéressé beaucoup de monde surtout le client final, tous mes potes ont commandé une boîte pour voir ce que pouvait donner un jeu hybride, moitié jeu vidéo moitié jeu de plateau. Est ce qu'il y avait un intérêt ? Est ce que ce n'était pas que du gadget ?

 

Mais même au niveau de la plèbe, quand vous montrez un jeu dont le plateau est en carton et que le pion est votre smartphone évidemment ça interpelle, surtout quand on y joue vraiment.
On a réfléchi à ce jeu il y a 6/7ans, nous étions un peu en avance car l'arrivée des premiers smartphones venait toute juste d'avoir lieu. Ca n'avait pas encore envahi tous les foyers.



C'était la suite de ma question, est ce que le jeu n'est pas arrivé un peu trop tôt ?

 

Non, il y a 2 ans tous les foyers ou presque avaient un smartphone. Le jeu a eu son succès, pas extraordinaire mais ça a marché tranquillement, on retrouve encore quelques boîtes dans les boutiques mais ça a interpellé car c'était original.
J'ai fait en sorte au niveau du game design que ce ne soit pas que gadget, qu'il y est un intérêt à l'utilisation du smartphone outre les aspects graphiques, vidéos, sonores etc qui rajoutent beaucoup peut être pas au jeu mais à l'immersion en tout cas.

Le modèle économique reste évidemment particulier, il fallait trouver un éditeur qui accepte l'hybridation ce n'était pas évident au niveau des coûts de production surtout pour un éditeur de jeu de plateau.

 

Vous vous attendiez à mieux au niveau des ventes?

Non car c'était vraiment un ovni, donc même si les gens sont très curieux cela reste particulier.
Si on s'y était mieux pris avec le financement participatif sur kickstarter qui a été fait un peu à l'arrache, il faut l'avouer, on aurait peut être eu un plus grand succès car les gens sont plus aptes à investir dans de l'originalité je pense via une plate-forme s'ils ont toutes les informations, s'il y a des extensions et des goodies en nombre suffisant qui sont proposés.
Nous avions eu un budget via le CNC, il fallait qu'on complète ce budget pour terminer la production, ce qui nous intéressait c'était d'avoir cette somme là afin de partir en production.

6) Travaillez vous sur de futurs projets au niveau du jeu de société, et qu'attendez vous pour les prochaines années au niveau de ce mélange réalité virtuelle/jeu de société ?

 

A mon avis, il y a énormément de choses à faire.
Il y a eu la mode de la réalité augmentée il y a quelques années qui avait un aspect très gadget et qui présentait très peu d'intérêt. C'est toujours très marrant de découvrir pendant 5 minutes ce qu'est la réalité augmentée via un média ou un jeu mais en 5 minutes on a fait le tour, c'est rigolo mais finalement on ne s'en sert pas. Mais il y a quelque chose à faire avec le mélange AR et VR.

Au niveau de la réalité virtuelle qui connaît un grand boom actuellement depuis 1an/2ans, il y a d'ailleurs des salles d'arcade qui se montent et qui fonctionnent très bien, il y a quelques choses à faire.
Je suis entrain de monter un dossier de jeu de plateau en mode réalité virtuelle qui correspond à l'idée d'un jeu que je veux faire depuis très longtemps sous format papier mais qui n'avait aucun intérêt niveau jouabilité car gérer 3 dimensions avec un jeu de plateau même si on trouve des moyens ça n'a que très peu d'intérêt au niveau de la rejouabilité.
Par contre avec la réalité virtuelle, à mon avis il y a quelque chose à faire, j'ai le casque, mon adversaire également mais je joue à un jeu de plateau...je ne peux pas tout dire … mais en tout cas c'est la solution de ce que je voulais faire avant.

 

Par rapport à la première technologie dont je parlais, la reconnaissance d'objet sur écran capacitif, par exemple le jeu spellshot dont j'ai fait le game design qu'on a édité chez Hasbro mais seulement en Amérique du nord.
Nous avons bossé avec Cédric Littardi sur un autre projet du même genre qui s'appelle Donjon mini dont on avait un premier kickstarter mais que nous avons arrêté car il a été mal entrepris, nous espérons le relancer bientôt .
Pour moi c'est du jeu vidéo mais l'interface au lieu de passer par un mode clavier/souris, ou l’utilisation d’un joypad, on dirige directement sa figurine sur l'écran tactile. C'est très intuitif, très accessible, la petite sœur de 2 ans ou le grand père qui n'a jamais touché un jeu vidéo peuvent y jouer sans problème.


 

Vous pensez que justement le public, sera plutôt les joueurs de jeux de société actuels ou un public plus familial ?

Oui je pense que c'est plus familial, et peut être plus jeu vidéo.
Si on reprend ce qui a été fait avec Skylander et tous les dérivés, il y avait des figurines un peu goodies qui n'étaient qu'une clé pour accéder au personnage du jeu vidéo, la figurine n'avait aucun intérêt ludique, juste du goodies, de la collection ou ...du fétichisme... (rires)

Alors que la figurine, avec Dungeon Mini, on joue vraiment avec, ça reconnaît le type de figurine, l'orientation de la figurine, ses déplacements sur l'écran donc on peut vraiment jouer avec ! Et transpirer avec.


 

7) Je passe complètement à autre chose.Vous êtes connu notamment pour les petites interviews que j'aime beaucoup, par lequel vous mettez en avant les acteurs professionnels ou les passionnés du monde du jeu de rôle.
Que vous a apporté le jeu de rôle dans votre vie, vous aviez l'air de dire que c'était très important ?


Je pense que je suis quelqu'un de social à la base surtout par rapport à mes potes de collège et de lycée à l'époque ! (Rires) , donc je n'avais pas de soucis relationnel, le jeu de rôle c'est le plus bel outil pour pousser à la lecture, quand j'ai voulu masteriser du Seigneur des anneaux, du Cthulhu donc du Lovecraft, évidemment j'ai lu les bouquins car je voulais avoir les infos pour aller loin dans la masterisation .
C'est donc le plus bel outil pour pousser à la lecture, à l'écriture et à la création.
Il y a une certaine facilité pour la création avec le jeu de rôle car il suffit juste quelque part de taper un texte sur une feuille ou ….300 feuilles et la création s'arrête là .
Il n'y a pas besoin d'avoir de compétences artistiques, même si vous ne savez pas très bien écrire mais que vous avez une imagination foisonnante c'est pas grave, vous couchez vos idées sur le papier et quelqu'un d'autre s'occupera de la lecture, relecture etc... donc pour moi c'est le plus bel outil de création !
D'ailleurs ça devrait être selon moi une matière à l'école !
Là où j'enseigne, je pousse toujours à une ou deux sessions de jeu de rôle, ils sont en groupe de 5 avec un qui masterise. Certains découvrent, même si de plus en plus de jeunes connaissent le jeu de rôle, c'est incroyable, cela s'est beaucoup développé.

Pour l'anecdote en 2014 j'avais annoncé dans mon émission et les magazines dans lesquels j’écrivais, qu'il y aurait un renouveau du jeu de rôle, on s’est beaucoup moqué de mes déclarations, et boum un an après, il y a eu une forte campagne en financement participatif, le joueur du grenier qui a fait des sessions en streaming de parties de jeu de rôle, il a fait des millions de vues et a amené beaucoup de jeunes au jeu de rôle. La lassitude des MMO comme Word of warcraft qui n'apporte plus grand chose, et quand on joue au jeu de rôle on s'aperçoit que ce dernier amène beaucoup plus au niveau de la liberté de jeu.

 

Je pense que dans 10/15 ans, peut être moins avec la première génération de joueurs qui vont connaître une autre période de leur vie et vont avoir plus de temps, vont faire découvrir encore plus le jeu et donc on risque de connaître un âge d'or du jeu de rôle dans quelques années.



J'interviewai Croc à Cannes, où il me disait que pour lui le jeu de rôle c'est en famille ou entre amis, qu'il avait du mal a comprendre les parties en convention

Pour moi le jeu de rôle c'est entre potes, ça l'a été longtemps en tout cas.
Je ne suis pas du tout ambitieux, à part l'ambition de vivre de ma passion, c'est le cas aujourd'hui mais c'est pas facile tous les jours, quand on est indépendant ; et donc pendant très longtemps je n'ai fait jouer que mes potes, ça ne m'intéresserait pas de faire connaître mes créations ou de faire jouer d'autres gens. Je créai pour mes potes, leur faire plaisir, le meneur de jeu pour moi c'est avant tout un animateur qui essaye de donner envie à ses joueurs de revenir le samedi d'après, donc beaucoup de préparation, beaucoup de création, et puis le temps passant, les enfants, la femme, c'est de plus en plus difficile de se réunir...
Donc les décommandes surtout au dernier moment c'est fatiguant, surtout quand t'as passé du temps à mettre au point un scénario donc j'ai fini par aller voir ailleurs, j'ai mis mes créations en ligne, j'ai commencé a être sollicité et voilà...

 

Et même si je fais de l'initiation, je suis plutôt comme Croc, entre potes, avec ceux dont tu connais les habitudes, ça permet d'ailleurs de mieux appréhender une partie de jeu de rôle quand t'es meneur de jeu alors que tu sais comment va se comporter tel joueur. Mais c’est aussi, il faut l’avouer, un confort.

Les petites interviews, ont changé votre regard sur le jeu de rôle ?
 

Pas du tout, j'ai réalisé la petite interview car je me suis aperçu que je connaissais presque tout le monde dans le monde du jeu, un peu moins dans le jeu de rôle mais très rapidement j'ai connu pas mal de personnes, par les amis de mes amis etc...et je me suis dis : « Je vais en faire profiter les autres » pour faire connaître aux autres la vie de Didier Guiserix, Maxime Chattam écrivain à succès (d’ailleurs Max m’a contacté directement pour faire La Petite Interview) etc... cela permettait de faire connaître l'envers du décor comme lorsque j'étais ado, et que je voulais être Didier Guiserix (Rires) ! D’ailleurs je me retrouve depuis 3 ans à travailler avec lui à la nouvelle version de Méga et après avoir bossé pour Casus Belli également.

 

Outre le fait que je disais qu'on m'appelait le gamificateur, on m'appelle également l'entremetteur car je mets souvent les gens en relation, (surtout en mode pro) et donc je présente des gens qui vont raconter leur vie de rôliste au public et ce qu'est le jeu de rôle pour eux.



8) Vous êtes un passionné d'escrime je crois, vous en avez fait votre métier durant 25 ans.
Quel plaisir prenez vous dans ce sport et que vous apporte t-il ? Concentration ? Adresse ?
Et est-ce cette passion qui vous a amené à créer la Ligue de sabre laser ?

 

Pour moi l'escrime est le jeu des jeux car tout sport est un jeu, il y a une règle et un objectif.

Evidemment tous les sports sont différents entre les sports collectifs, individuels etc..

L'escrime, j'ai commencé très tard en fait, petit je voulais faire du foot pendant très longtemps.
Mon père était très sévère, il ne pensait qu'à l'école et au conservatoire, le reste ne comptait pas, c'est d'ailleurs parce que je n'avais pas de cadeau que je créai beaucoup...bref...



Vous avez quel âge si ce n'est pas indiscret ?

 

49 ans, je suis vieux !
C'est pour cela qu'on croit que j'ai fait plein de choses ! (Rires)

 

Et donc l'escrime, j'aime ça car c'est un sport de combat armé, c'est très riche par l'utilisation d'une arme et surtout de la maîtrise de la pointe que ce soit pour les 3 armes.
Mais surtout, un sport de combat c'est : je ne sais pas comment va réagir mon adversaire, il ne sait pas ce que je vais faire, je vais donc tenter de le faire réagir sans m'exposer ou en prenant des risques et tant pis pour moi si j'ai pris trop de risques et donc tout le charme est là en fait.

 

Il y a également l'aspect culturel. En France l'escrime c'est les 3 mousquetaires, les pirates, l'armée française... c'est beaucoup de choses. Et c’est surtout les jedis maintenant…

 

Vous avez découvert l'escrime comment ?

 

Je n'arrive pas à me souvenir !
Je crois que j'ai toujours voulu faire de l'escrime, certainement comme beaucoup de jeunes français.
J'ai du découvrir qu'il y avait un club près de chez moi, porte de Clichy à l'époque.
J'ai été hyper déçu pour le premier cours ! Je pensais faire du combat dès le premier cours et malheureusement ils n'avaient pas d'équipement à ma taille, donc je n'ai pas pu faire de combat mais je me suis rattrapé après !

9) Vous êtes en couple avec une jeune et belle actrice, Aurore Erguy.
9 A) Tout d'abord, comment faites vous tous les 2 afin de gérer vos 2 métiers exigeants et prenants avec votre vie de famille ?
9 B) Que vous apporte t-elle dans votre équilibre professionnelle et personnelle ?
9 C) Plus anecdotique, comment parle t-elle de vous et de votre métier de créateur de jeu de société autour d'elle ? Le milieu du cinéma n'est-il pas surpris ?


Oui, elle en parle souvent et évidemment ça rend les gens très curieux, même dans la télé, le cinéma, le théâtre, en général les gens pensent à quelque chose de culturel ou d'artistique, comment lier les 2, qu'est ce qui est possible de faire avec le jeu.
Par exemple actuellement avec des producteurs, on réfléchit à un projet...
Le jeu se démocratise en France et personne n'a plus honte aujourd'hui de dire qu'il joue.

 

Pour ce qu'elle m'apporte, c'est ce qui arrive dans beaucoup de foyers : des encouragements, un appui...
Elle est pas très joueuse par contre, de temps en temps, avec des amis pour les jeux de société, elle a essayé le jeu de rôle une fois mais elle n'a pas été convaincu et pourtant elle est comédienne ! (Rires)


Je lui ai dit « C'est comme au théâtre ! » mais elle n'arrive pas à se lâcher. Alors qu'un rôliste qui n'a jamais fait de théâtre peut complètement jouer son personnage.

 

10) Vous avez des origines et un nom arabe que vous ne pouvez cacher, je ne sais pas de quelle origine vous êtes exactement...
Avez vous été victime de racisme au cours de votre vie et en quoi votre nom ou votre visage vous change t-il au quotidien ?

La seconde partie la semaine prochaine.

Nous parlerons de racisme, de Paris, d'e sports, de Chris Boelinger et de Croc, d'escrime et de création et de la difficulté d'être un travailleur  indépendant... 


 

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Yves Hirschfeld
Benoit Forget
Bruno Faidutti 1ère partie
Bruno Faidutti 2ème partie
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Timothée Leroy
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Tom Vuarchex
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Vincent Dutrait 2ème partie
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Christophe Boelinger 2ème partie
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Cyril Demaedg
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Juan Rodriguez 1ère partie
Juan Rodriguez 2ème partie

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Yannick Robert
Docteur Philippe Proux
Franck Dion 1ère partie
Franck Dion 2ème partie
Franck Dion 3ème partie
Yoann Laurent
Carine Hinder et Jerôme Pélissier
Dominique Ehrhard
Christian Martinez
Maxime Savariaud

Véronique Claude
Shadi Torbey

 

Saison 2


Fabien Bleuze
Serge Laget
Djib 1ère partie
Djib 2me partie
Florian Sirieix

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