Jeux Viens à Vous Martin Vidberg

De retour de Cannes, voici l'entretien d'un des anciens membres du jury : Martin Vidberg, dessinateur connu pour ses célèbres patates. 
 

Martin est un dessinateur surchargé de travail. Réalisé l'interview n'a pas été simple, mais nous avons fini par y arriver malgré un finition moins parfaite que nous l'aurions voulu tous les 2. 

En effet, Martin souhaitait y intégrer plus de dessins afin de répondre à certaines questions. 
Il n'a pu le faire que pour la première question. 
J'ai agrémenté l'article avec d'autres dessins de lui, comme il me l'a demandé afin que chacun puisssent découvrir ses oeuvres. 

 

Cet interview est dédié à Jean-Claude Robert alias Lord Kalbut, que je connaissais pas mais qui à marqué Tric trac et ses membres. 

 

1) Martin Vidberg, auriez-vous la gentillesse de vous présenter? 

 

 

"Je fais un métier où le cerveau ne peux pas être disponible"

 

2) Nous sommes le lendemain de la rentrée, vous êtes professeur des écoles en disponibilité et papa (d’une petite lili de 8 ans notamment, et d’un petit garçon c’est bien cela ?) 
J’imagine que vous travaillez à domicile en vous isolant, est-ce que la relation avec les enfants vous manque ou avez-vous besoin de cette solitude de l’auteur ? 
Enfin, est-ce qu’il est facile de travailler de chez soi ? Votre dessin est-t-il influencé suivant votre vie de famille ? Par exemple si vous vous disputez avec votre épouse, votre dessin sera-t-il plus énervé ? 

 

J'ai une nature à toujours me lancer dans de nouveaux projets et à être en permanence débordé. Cela m'empêche de ressentir le moindre manque : j'adore l'enseignement, j'adore le dessin mais si demain je me lançais dans la cuisine ou la menuiserie, je pense que je m'y mettrais à fond et que je n'aurais aucun regret de passer à autre chose.

En ce qui concerne la vie de famille, l'essentiel de mon métier consiste à chercher des idées et donc à me concentrer. Comme dans l'enseignement, je fais un métier où le cerveau ne peux pas être disponible : je dois réfléchir en permanence et c'est sans doute ce qui est le plus fatiguant. Ensuite, le dessin en lui même est un exercice facile et relaxant, même si, souvent, je réfléchis déjà au suivant. Forcément, j'ai plus de mal à travailler quand les enfants sont là et comme j'aime bien travailler, le retour de l'école est une petite fête pour moi !

Je ne me dispute jamais avec mon épouse ni avec personne peut-être, parce qu'en effet, je ne peux pas travailler en étant énervé. 
Il y a des gens doués pour cela, moi je ne sais pas bien évacuer les stress : mon idéal de vie serait de ne jamais en provoquer et d'être parfaitement maître des (mauvaises) humeurs. 

 

 

3) Qu’est-ce qui vous plait concrètement dans l’enseignement ?
C’est le fait de travailler pour la collectivité et son futur ? La relation avec les enfants ?
Qu’avez-vous envie de nous dire sur ce métier que l’on croit connaître ?

Pour moi, l'enseignement est d'abord une relation de transmission entre deux personnes. Il y a un contenu d'enseignement, mais que l'on pourrait apprendre facilement avec une machine, un ordi, une tablette, mais il y a surtout deux personnes l'une en face de l'autre. 
Mon premier objectif, quand j'étais enseignant, était que mes élèves aient du plaisir à venir dans ma classe. Je la voulais agréable pour eux comme pour moi, avec des choses et des coins qu'ils aiment. Ensuite, apprendre l'histoire, la grammaire ou l'algèbre, ce n'est pas très compliqué. On a tous des souvenirs de matières où l'on ne s'en sortait pas pendant un cours ou une année puis qui nous ont semblé facile quelques années plus tard car c'est toujours facile en réalité : l'un des aspects essentiels de l'enseignement est de trouver ce qui peut bloquer et ralentir un apprentissage qui devrait être simple en établissant une relation de confiance.

Par contre, je n'ai jamais pensé travailler pour la collectivité et son futur. Les enseignants sont de passage dans la scolarité d'un enfant, il faudrait être bien prétentieux pour se donner une responsabilité sur son avenir, encore plus de celle de la collectivité. Les enseignants prétentieux préoccupé par la trace qu'ils allaient laisser ne sont pas ceux qui m'ont le plus aidé dans ma propre scolarité. 
On aide à un moment donné, peut-être parfois à un enfant de se révéler à lui-même s'il manque de confiance en lui. Mais je suis bien trop attaché au libre arbitre pour ne pas lui attribuer sa propre réussite !

 

 

4) "Moi je ne sais pas bien évacuer les stress", Vous êtes quelqu'un de stressé?

Pour tout dire, je ne sais pas ce que c'est qu'être "quelqu'un de stressé". Il y a peut-être une échelle de stress mais je ne sais pas me situer dessus. Je pensais ne pas l'être mais je révise un peu mon jugement ces derniers temps en me rendant compte que j'ai quand même bien du mal à débrancher le cerveau et à arrêter de penser à tout ce que je dois faire en permanence. Je crois qu'il y a différentes formes de stress plus ou moins visibles, plus ou moins faciles à gérer. Le mien est un stress passif et peu visible de l'extérieur mais sans doute permanent commun à ceux qui aiment bien avoir toutes leurs cartes en main. 
Je pense qu'il faut que je m'achète un grand tableau blanc à accrocher chez moi pour noter ce que je garde en tête inutilement. 
Je ne sais pas si je suis quelqu'un de stressé. Pas excessivement je pense, mais petit ou grand, je ne pense pas qu'il y ait de bon stress : il faut apprendre à les évacuer.

 

Nous nous mettons à nous tutoyer

 

 


5) Nous avons tous eu un enseignant marquant notre enfance ou notre adolescence (enfin je l’espère) , qui nous as construit, façonné dans notre vision du monde, as-tu un enfant qui toi t’as marqué, ému, t’as fait changer ta vision de ton métier ou du monde en général ?

L'idéal serait de répondre qu'ils m'ont tous marqué et que chaque relation a été précieuse. Mais c'est faux, certains étaient moins réceptifs à mon approche et pour d'autres, c'est sans doute moi qui ait moins bien travaillé. Avoir un système scolaire qui permet de changer d'enseignant chaque année est une chance : on n'est pas l'enseignant idéal pour tous les élèves. Moi, j'étais un peu fantasque par moment, un peu acteur. Certains élèves avaient besoin d'être maternés ou d'un encadrement plus strict. Je me souviens d'un mi-temps que j'avais complété avec une instit très stricte mais bienveillante qui avait été très intéressant pour cela : nous nous complétions bien.

Pour revenir à la question, je ne saurais pas citer un élève en particulier qui m'a fortement marqué.

Travail de Martin pour les impôts, il sait gérer ses patates!

 


 

6) En général quand l'on se tourne vers une profession, c'’est que soit quelqu'un nous a donné l'amour de ce métier soit qu’au contraire l'on veut y corriger des travers qui nous ont marqué.
Quel était l'élève Martin ? Tu as un souvenir particulier de tes enseignants? 

J'ai eu, étant enfant, un instituteur pour lequel j'ai eu beaucoup de respect mais je suis sûr que dès que j'ai commencé à pratiquer ce métier, ce n'était pas pour moi et pas pour lui. Encore moins pour l'élève que j'ai été. Dans une classe, on se retrouve en face d'élèves avec leurs problématiques et leurs difficultés. Cela me semble difficile d'enseigner pour d'autres raisons que de tenter de les aider.
Peut-être que la "vocation" vient de l'enfance mais je préfère vraiment me méfier de cette notion de vocation : l'idée que l'on se fait de ce métier est tellement différente de sa pratique qu'il est difficile d'anticiper sa propre faculté à enseigner.

En ce qui concerne les souvenirs, j'en ai d'ailleurs très peu : ma mémoire à long terme ne doit pas très bien fonctionner car j'oublie tout au-delà de 5 ou 6 ans.

 

 

 

"L'adage "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui" n'est plus valable"

 

 

7) J’aimerai évoquer maintenant une question qui semble de plus en plus compliquée, l’humour.
Il devient pour tout le monde (professionnels comme la personne lamdba) de réaliser rire de certains thèmes, et le politiquement correct prend une part plus importante chaque jour.
Comment trouve-t-on sa place entre la pudeur de ne pas blesser une personne ou un groupe sociétale, et le fait d’être pertinent dans son dessin ?

Ce qui a surtout changé, c'est que même quand on dessine pour un petit magazine ou sur une page Facebook peu suivie, un dessin peut être partagé avec la terre entière sur un mal-entendu. Car sur le fond, l'humour, lui, reste très libre et parfois même très trash selon les supports. Mais l'adage "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui" n'est plus valable car "n'importe qui" a forcément accès à toutes nos blagues en cherchant un peu.

                                 Certains sujets sont parfois plus compliqués que d'autres à aborder


À titre personnel, je fais plus dans le non-sens que dans le dessin offensif. J'aime bien raconter des histoires et mettre en scène mes personnages dans des situations qui tournent vers l'absurde. Mon problème sera donc plus la pertinence que le fait de franchir des lignes rouges. 


 

8) Aurais-tu un exemple où tu as fait marche arrière sur un dessin ou sur un texte, parce que tu avais peur d’être mal compris ?
Tu as peut être entendu parler de la polémique Marsault, ce dessinateur trash qui suite à des plaintes de féministes a eu son compte Facebook de fermé, sans te demander de juger son humour, sauf si tu le souhaites, comment analyses tu ce genre de fait ? Penses-tu qu’il faille tout laisser publier ou bien au contraire réguler certains propos car ces derniers peuvent être blessants ?
Est-ce à Facebook de le faire, aux artistes de s’autocensurer par pudeur, ou aux lecteurs de ne pas y aller s’ils jugent cela trop blessant?

Alors non, je ne me souviens pas avoir jamais fait marche arrière ni m'être censuré. Cela passerait presque pour une tare : j'ai l'impression que c'est devenu un fait d'arme que de s'être fait censuré ! 
Mais je crois qu'à la suite du massacre de Charlie Hebdo, dont j'appréciais beaucoup les dessinateurs, on a tendance à assimiler la caricature à ce journal alors qu'il y a plein de façons différentes de faire de la BD comme il y a plein de façon d'écrire, de chanter (de faire de la politique ?). 
Je n'aurais pas pu dessiner pour Charlie avant l'attentat parce que je n'ai pas le ton, je ne suis pas devenu davantage un dessinateur coup de poing après. Ce n'est pas mon style et je n'y serais pas bon.

 

En ce qui concerne le dessinateur Marsault, il y a une violence, une agressivité et surtout un fond qui me déplaisent dans ses dessins (car la vulgarité en elle-même ne me gêne pas). Du coup, je ne le lisais pas et je vais avoir bien du mal à en parler en connaissance de cause. Mais sur la question de Facebook, ça reste un réseau social avec ses modérateurs et sa ligne directrice (américaine) : s'ils ont modéré des insultes et des agressions ciblées, comme j'ai pu le lire en cherchant rapidement, ça ne me choque pas. S'ils ont modéré un propos "autorisé légalement", même si je ne le partage pas, c'est plus problématique. 

 


 

"C'était bien plus que cela, c'était un joueur!"

 

9) Quelle(s) émotion(s) te semblent plus compliquée(s) à retranscrire dans tes dessins ? Le rire, la tristesse, la colère… ?
C’est toujours une émotion que tu ressens toi ou bien peut être celle d’une communauté ?
Je prends l’exemple récent du décès de Jean-Claude Robert alias Lord Kalbut où tu exprimais la tristesse via un personnage qui en parle à son épouse.

En dessinant sur l'actualité et dans l'urgence, j'ai plutôt l'impression que les dessins dont le but est de partager une émotion sont les plus simples à réaliser. 
C'est facile d'avoir un sujet fort, qui nous touche, et de prendre le crayon pour le partager. Ce qui l'est moins, c'est de s'emparer d'un thème qui ne nous parle pas a priori et de se documenter pour en faire un commentaire juste et qui touche les lecteurs. Je ne sais pas toujours bien le faire et c'est là-dessus que je me pose le plus de question car c'est justement là-dessus que les dessinateurs de presse, comme les journalistes, sont les plus utiles.

Le décès de Jean-Claude Robert m'a marqué, mais mon dessin n'est pas plus compliqué et n'a pas plus de valeur qu'un commentaire écrit. 

10) Il y a un sujet que tu n’as pas encore traité ou seulement de manière très succincte et que tu souhaiterais aborder de manière plus concrète dans les prochaines années ?


Il y a des thèmes que j'aimerais mettre en scène. En ce moment, je réfléchis à commencer une BD de science fiction en patates en me disant qu'un univers (au sens propre comme au sens figuré) décalé pourrait être un bon sujet.
Mais je me méfie : à chaque fois que j'ai parlé d'une envie en interview, je suis ensuite parti sur totalement autre chose :)

 

 

"Ecrire une histoire de Time Stories me plairait tout autant et je m'en sentirais presque plus capable."

 

 

11) Est-ce que par exemple illustrer un Time Stories, avec ou sans patates, te plairait par exemple ?

Je ne suis pas certain que mon dessin soit très vendeur dans ce contexte. Il m'est arrivé plusieurs fois de refuser des projets de jeux et c'est toujours pour cette raison : illustrer un jeu me plaît forcément dans l'idée, puisque c'est un loisir qui me passionne, mais quand je pense qu'un autre dessinateur serait meilleur, je préfère décliner. Et jusqu'à présent, j'ai toujours pensé qu'un autre dessinateur serait meilleur.
Paradoxalement, je pourrais être plus sûr de moi sur l'écriture de scénario. Écrire une histoire de Time Stories me plairait tout autant et je m'en sentirais presque plus capable.

                      Avec ou sans patates? 

 

 

"C'est donc la seule personne dont je pourrais vanter les qualités humaines et professionnelles en connaissance de cause."

 

12) Est-ce que tu pourrais nous parler de 2 personnes du monde ludiqe, l’une pour ses compétences professionnelles, et l’autre pour son côté humain, l’un n’enlevant rien à l’autre et vice versa ?


C'est une question très difficile pour moi car si j'ai croisé pas mal de personnes du monde ludique, je n'en connais que très peu personnellement. Surtout, je n'ai jamais travaillé qu'avec Matthieu d'Epenoux. C'est donc la seule personne dont je pourrais vanter les qualités humaines et professionnelles en connaissance de cause. Il gère sa boîte comme une petite famille et la connaissant, j'ai une réelle affection pour les éditions Cocktail Games. Je pense d'ailleurs que je ne suis jamais neutre quand je vois paraître un de leurs jeux. Mais ça ne me gêne pas : on dénonce souvent les copinages moi je trouve quand même qu'avoir un bon copain, ♪ c'est bien ♫ ce qu'il y a de meilleur ♫ au monde ♪ !

C'est un peu, d'ailleurs, l'esprit de la "Patate d'or" que l'on remet chaque année lors du festival Paris est Ludique. C'est un prix dont je suis très fier : il récompense un acteur majeur du monde du jeu et le palmarès actuel est formidable (Bruno Faidutti, le parrain du prix, Croc, Christophe Boelinger et Roberto Fraga cette année). Mais surtout le lauréat de l'année est toujours choisi par le vainqueur de l'année précédente. Il y a donc une transition et un vrai copinage qui, pour le moment, en fait un événement très sympathique. C'est d'abord cela, pour moi, le jeu de société.

Pour le côté humain, j'ai une poignée de bons copains dans le monde du jeu, la plupart peu connus, et je n'ai vraiment pas envie d'en faire un classement. J'utilise donc mon joker. (Il y avait bien un Joker ?)

           Matthieu et Martin, les M&M du monde ludique 

 

13) Enchainons avec la fameuse question Matthieu d’Epenoux !
Une soirée ensemble, mais nous ne nous connaissons pas ou très peu, je te propose de jouer à 3 jeux dans le but d’apprendre à se connaitre, lesquels me proposes tu et pourquoi ?
Ou bien préfères-tu faire des canulars téléphoniques à Matthieu d’Epenoux, un verre de Saint Veran à la main ?

Si le but est d'apprendre à se connaître, nous jouerons probablement plutôt à du jeu "d'ambiance", peut-être un jeu à rôles cachés. J'aime beaucoup le petit TimeBomb dont la version française sort tout juste dans la très chouette collection Minigames de Ludovic Papais chez Iello. Avec un principe tout simple qui ne mettra personne mal à l'aise, il y a moyen de discuter, de s'exprimer et de s'amuser tout simplement.
Ensuite, nous pourrons enchaîner avec le fabuleux Profiler à paraître en début d'année prochaine chez Cocktail Game et qui propose aux joueurs d'argumenter autour de questions essentielles telles quel que "Qui de Gandhi ou de Jean-Claude Van Damme prépare le mieux la pizza ?" C'est un jeu très drôle mais en même temps très malin d'un point de vue mécanique que j'ai eu la chance de découvrir cet été et dont j'attends la sortie avec beaucoup d'impatience.
Enfin, si tu es aussi amateur de jeu un peu plus costaud, je suis toujours partant pour un Myrmes car c'est probablement le jeu auquel j'ai le plus joué (avec Seasons). 

 

Bien entendu, il y a des chances pour que le jeu auquel nous jouerons avec le plus de plaisir sera celui de faire le tour de la ludothèque pour commenter toutes les boîtes, nos préférences et nos souvenirs de jeux.

14) En regardant la liste des jeux de Jeux viens à vous, quel jeu manque t-il forcément à cette liste selon vous? 
http://manuvotreserviteur.wixsite.com/jeuxviensavous/jeux-

Ce ne sont pas des jeux d'animation mais il manque les claques ludiques de l'an passée pour leur originalité et l'apport narratif : Pandémie Legacy et Time's stories. 

Bon sinon, je regarde les jeux auxquels j'ai le plus joué en 2016 dans la catégorie "ambiance". En vrac, je vois Yesss !, Timebomb, Klask, SMS, Keep cool, Qwinto, Cs Files...

EDIT : J’avais oublié de rajouter Time stories qui fait bien partie de la ludothèque Jeux Viens à Vous

 


 

15) Le jour où tu devras quitter le monde du jeu, d’une manière ou d’une autre, que souhaiterais-tu que l’on retienne de toi?

Allez oui, quand même, Bruno Faidutti par son blog et son l'énergie qu'il a consacré au partage de sa passion du jeu tout seul dans son coin a beaucoup compté pour moi. Ça me ferait plaisir de transmettre moi aussi le goût du jeu moderne par mes dessins et mes avis. C'est peut-être futile mais je n'ai pas beaucoup plus d'ambition.

16) Malheureusement, c’est déjà la fin de cet entretien, Martin, en prenant en compte, ta vie professionnelle et personnelle, es-tu heureux ?

Je suis très insatisfait de mon année 2016 car je n'ai pas fait grand chose dont je sois vraiment fier d'un point de vue professionnel et créatif. C'est ce qu'on appelle une année de transition. Mais comme tous les créatifs, je suis content quand j'ai plein d'envies et de projets et j'ai de quoi faire pour les mois qui viennent. J'ai juste un "petit" problème d'emploi du temps et de finance puisque le temps, c'est toujours de l'argent.
Heureux, oui sans doute, car tout va bien. Mais ça ne m'empêche pas d'être insatisfait !

 

Martin, je te remercie de ta gentillesse et du temps alloué à cet interview 

La semaine prochaine 

 

Pour ceux qui souhaiteraient soutenir mes entretiens, voici ma page tipeee,  même un petit geste fait plaisir et vous pourrez contribuer à d'autres interviews réalisés sur des festivals (Cannes, Essen...) : 

https://www.tipeee.com/jeux-viens-a-vous

 

Pour ceux qui souhaiteraient découvrir les précédents entretiens, mes animations ou suivre ma page facebook  : 

http://www.facebook.com/jeuxviensavous/

Yves Hirschfeld

Benoit Forget
Bruno Faidutti 1ère partie
Bruno 2ème partie
Naiade
François Haffner 1ère partie
François Haffner 2ème partie
Pierô Lalune
Timothée Leroy
Mathilde Spriet
Sébastien Pauchon
Tom Vuarchex
Vincent Dutrait 1ère partie
Vincent Dutrait 2ème partie
Christophe Boelinger 1 ère partie 
Christophe Boelinger 2ème partie
Régis Bonnessée
Roberto Fraga 1ère partie
Roberto Fraga 2ème partie
Cyril Demaedg
Bruno Cathala 1 ère partie
Cyril Blondel
Bruno Cathala 2ème partie
Yahndrev 1ère partie
Yahndrev 2ème partie
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Florian Corroyer
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Docteur Mops 1ère partie
Docteur Mops 2ème partie
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Croc

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